Les fines et délicates sculptures d’Adèle Vergé

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Il faut s’approcher et se laisser prendre par la finesse et la délicatesse du travail.
D’inspiration très académique, le corps, la femme, la maternité, le couple, ces petits formats dégagent une forte sensualité. C’est une sorte d’éloge au corps humain, dans toute sa beauté naturelle, magnifié par la pulpe des doigts dans l’argile, puis par le moulage et la fonte. (…) Le sculpteur explore ses sujets de la manière la plus classique, avec le constant souci de sa vérité, mais aussi de façon plus moderne, stylisant les formes, épurant la ligne jusqu’à l’esquisse (…) Il en résulte des bronzes très purs, de ligne et d’équilibre, que l’on aimerait toucher, dont on voudrait épouser les formes de la paume des mains et apprécier la douceur.

Adèle vergé propose un autre travail inspiré par l’Afrique et ses femmes hautaines et fières au port de tête remarquable. Des corps parés des attributs ethniques et des stigmates de la négritude. A mi-chemin entre art primitif et expression contemporaine, le sculpteur réussit à ne pas tomber dans l’imitation ou le plagiat en trouvant sa propre voie au travers d’une vision très personnelle de l’Afrique et de ses peuples.

Polies à l’extrême ou d’un aspect plus brut, les sculptures d’Adèle vergé dégagent une grande sensibilité et sont l’expression d’un regard tendre sur le corps et certainement sur la vie.

Jean-Michel Collet
l’Indépendant – Perpignan
23 Juillet 2001