Adèle
Vergé a exposé, ce printemps, ses sculptures au Park
Hôtel.
C'était une occasion de retrouver les
anatomies sublimées, leurs poses et courbes sensuelles qui
caractérisent l'oeuvre de l'artiste.
La femme est au coeur
de l'oeuvre d'Adèle Vergé. Sensuelle, maternelle,
charnelle.
Qu'elle soit figurative ou qu'elle s'approche de
l'abstraction et de l'épure, la sculptrice pose son regard
aimant sur les corps.
"La figuration n'est intéressante que
lorsque j'ai des modèles vivants."
Souvent ramassé
sur lui-même, lové, accroupi, la tête entre les
bras, ou aussi allongé, alangui, endormi ou rêveur, le
corps déploie ses courbes majestueuses. Des "Amantes", des
Africaines, des Maternités déclinent tous les aspects de
la féminité.
Dans les fomes épurées,
l'artiste ne perd rien de son pouvoir d'érotisation qui fait la
force de son travail.
Bronze, terre cuite, béton
cellulaire, résine, Adèle Vergé joue sur le grain
et les patines, soumettant parfois la même sculpture à
l'épreuve de différentes matières. Comme elle peut
travailler une oeuvre en plusieurs échelles, modifiant ainsi
notre rapport à l'oeuvre et sa vibration dans l'espace. Chaque
pièce est une histoire, un moment, une étape de la vie
baignant dans la sérénité et le calme.
Adèle
Vergé nous parle de la beauté épanouie et de
toutes les merveilles du corps qui ne demande qu'à être
aimé.
Jean-Michel Collet
l'Indépendant - Perpignan
15 Avril 2010
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