Les évoluantes
Pour ceux et celles qui, après un long apprentissage face à un modèle vivant se sentent un peu piégés dans le figuratif je peux, sans savoir si cela va être pour l’un ou l’autre d’entre vous d’une quelconque utilité (peut-être me le direz-vous? et j’aimerais bien que vous le fassiez) vous montrer le chemin que, moi j‘ai suivi sans l’avoir aucunement prémédité (ni compris sur le moment).
 
J’ai appelé (après coup) cette série : « les évoluantes ».

Sculpture bronze Adèle Vergé - Les évoluantes

Et ne vous étonnez pas si vous ne savez pas dans quel sens elles évoluent ni par quel bout les prendre! Nombreux sont ceux qui partent de la droite. Mais moi je sais bien que j’ai démarré à gauche.
 
En partant de la gauche donc, on voit une femme nue, assise, recroquevillée, tête baissée.
 
La deuxième figure est simplifiée : un bras et un pied ont disparu.
 
La troisième intitulée « pensive » est un peu plus géométrique, c’est je crois, la plus réussie de la série.
 
Puis la quatrième et la cinquième continuent d’évoluer vers une forme toujours plus simple jusqu’au résultat final qui pour moi est la « femme-oiseau ». Elle réfléchit et ne sait pas encore quand elle va s’envoler…
 
Voici ce qu’en dit Jacques Quéralt dans le quotidien « L’indépendant » du 27 Mai 1991:
« Le thème de prédilection d’Adèle Vergé est la figure humaine. Mais cette figure dans ses mains, d’évolution en évolution,
tend vers l’essentiel (la forme, le volume plutôt que l’objet). Cela est patent dans une série de huit pièces intitulée: « les évoluantes »
»